La prise en charge de l’endométriose à l’hôpital Bicêtre
Mis à jour le 26/05/2025
L’unité reçoit des patientes de tous âges. Les plus jeunes sont envoyées dans l’unité Gynado (Dr Lise Duranteau). Les patientes sont référées par des médecins généralistes de ville, des gynécologues et des sages-femmes, mais aussi par d’autres professionnels de l’hôpital Bicêtre ou d’autres hôpitaux.
Lors du premier rendez-vous, une évaluation des symptômes et l’impact sur la qualité de vie des patientes est réalisée, un traitement hormonal est proposé en première intention, puis l’imagerie est prescrite en cas d’échec du traitement médical de première intention pour poser un éventuel diagnostic d’endométriose. « L’endométriose est une pathologie chronique pour laquelle il faut essayer d’éviter le recours à la chirurgie le plus longtemps possible notamment en raison du risque de récidive », explique le Pr Goussault Capmas. Elle poursuit : « en revanche, il est possible d’atténuer les symptômes avec les traitements hormonaux mais aussi avec une gestion multimodale de la douleur ».
Depuis la levée du « tabou » sur cette maladie, « le nombre de patientes que nous recevons tend à augmenter faiblement, mais il y a plus de femmes qui viennent consulter spontanément et moins de patientes adressées par les médecins de ville », souligne le Pr Goussault Capmas.
L’équipe du professeur Goussault Capmas travaille en collaboration avec de nombreux professionnels, comme le centre anti-douleur de l’hôpital Bicêtre (Dr Isabelle Nègre) et pour le versant fertilité, avec des centres de PMA, dont celui de l’hôpital Antoine-Béclère. Les patientes peuvent aussi être orientées vers un ostéopathe, un kinésithérapeute, un sophrologue ou autre médecine alternative de ville. L’équipe a également dans ses futurs projets la mise en place d’un hôpital de jour dédié à la prise en charge multidisciplinaire de l’endométriose (diagnostic, thérapie et gestion multimodale de la douleur).
« Notre activité est incluse dans le réseau ENDOSUD IDF et nous participons à différents projets de recherche sur l’endométriose telle que l’étude ENDOTENS, un protocole qui cherche à évaluer l’efficacité du TENS dans les douleurs de l’endométriose et l’étude ENDOBEST pour évaluer la place du test salivaire, ou encore une étude sur l’efficacité des ultrasons focalisés, HIFU », explique le Pr Goussault Capmas. Des projets de recherche sont parallèlement menés à l’INSERM autour de la problématique de la formation des professionnels de premier recours à l’endométriose.
Par ailleurs, les spécialistes de l’unité de chirurgie gynécologie prennent part à un staff mensuel avec l’équipe de radiologie de l’hôpital Bicêtre et la gestion chirurgicale des patientes est réalisée avec les correspondants en urologie et en chirurgie digestive.
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