Retour sur la première réunion plénière avec les CPTS et les DAC
Mis à jour le 14/03/2025
Sous l’impulsion de Christophe Kassel, directeur du GHU AP-HP. Université Paris-Saclay, de Thibault Robert, directeur de la politique médicale du GHU, et de Nadine Durand, référente ville-hôpital du GHU, la première réunion plénière a été organisée avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et les dispositifs d’appui à la coordination (DAC) de leurs territoires le 12 février dernier.
Cet événement s’inscrit dans une dynamique de coopération entre les acteurs de santé de ville et les professionnels hospitaliers, avec pour objectif d’améliorer la prise en charge des patients et de fluidifier leur parcours de soins.Cette rencontre a réuni une quarantaine de professionnels des territoires (issus des 13 CPTS et des trois DAC). Dans un tour d’horizon, il a été présenté les grands projets en cours. Thibault Robert est ainsi intervenu sur la création de l’Institut du cancer AP-HP. Université Paris-Saclay, ainsi que le lancement du service d’accès aux soins PSY 92, destiné à améliorer la prise en charge en psychiatrie. Denis Ducasse, directeur de la territorialité, a détaillé la mise en œuvre du programme régional de santé développé dans une démarche de co-construction avec les CPTS sur chacun des territoires de santé. Enfin, Christophe Kassel a rappelé le lancement de la lettre d’informations « Synergies » destinée aux professionnels de ville et du territoire.
Puis la Dr Sophie de Chambine, de la direction de la stratégie et de la transformation de l’AP-HP, a présenté la politique ville-hôpital de l’AP-HP et les initiatives mises en place pour renforcer les liens entre les structures hospitalières et les professionnels de santé de ville. Dans ce cadre, un focus a été fait sur l’application « Direct AP-HP », un outil facilitant l’adressage par les médecins de ville aux hôpitaux. Le Dr Renato Fior, service de médecine interne immunologie CeMA (centre de médecine ambulatoire) à l’hôpital Antoine-Béclère, et le Dr Pierre-Louis Sokhn, médecin généraliste à Villejuif, ont illustré son fonctionnement à travers des cas pratiques et concrets.Les deux filières gériatriques des territoires 94 ouest et 92 sud ont ensuite été présentées par la Dr Magali Guichardon, cheffe du service du centre d’évaluation gérontologique de l’hôpital Paul-Brousse, la Dr Sonia Lucenay, gériatre au sein de l’équipe mobile de gériatrie interne de la filière gériatrique 92 sud, et Esther Lisima, chargée de la coordination de la filière gériatrique 94 ouest. L’objectif de ces filières est d’améliorer le suivi des patients âgés en mettant en place des parcours de soins adaptés, assurant ainsi une continuité entre la ville et l’hôpital pour limiter les ruptures dans la prise en charge. L’équipe mobile de gériatrie mise en place à l’hôpital Paul-Brousse a également été présentée par la Dr Morgane Mary.
Pour clôturer cette soirée, un retour d’expérience sur la mise en place d’un protocole d’entrées et sorties d’hospitalisation entre la CPTS de la Bièvre, le DAC 94 ouest et le service de gériatrie de l’hôpital Paul-Brousse a été présenté. La Dr Morgane Mary, gériatre à l’hôpital Paul-Brousse, Isabelle Baldisser, coordinatrice territoriale de la CPTS de la Bièvre et Camille Bernard, responsable du pôle projets de la DAC 94 ouest ont exposé les enjeux de ce protocole, dont l’objectif est de garantir une prise en charge optimale à chaque étape du parcours de soins. Et en particulier lors de la sortie de l’hôpital, afin de réduire les risques de réadmission.
Tous ces échanges ont permis de mieux appréhender les enjeux de la politique ville-hôpital et de poser les bases de projets concrets visant à améliorer la prise en charge des patients. De nouvelles réunions entre les CPTS, les DAC et le GHU seront organisées pour engager un travail commun au bénéfice des patients.
Pour des informations complémentaires, contacter Nadine Durand : nadine.durand@aphp.fr
- Camille Bernard, Responsable du pôle projets de la DAC 94 ouest
« Cette première plénière est très positive. Le fait que le GHU soit à l’initiative permet de rassembler toutes les parties prenantes, quel que soit le stade de maturité des CPTS. L’enjeu majeur reste l’acculturation aux nouveaux modes d’exercice coordonné (CPTS, DAC…), qui est une clé essentielle pour assurer la continuité des parcours entre la ville et l’hôpital. » - Esther Lisima, Chargée de la coordination de la filière gériatrique 94 ouest du GHU
« Cette plénière a été essentielle pour développer, entre autres, une culture gériatrique commune et partager des informations clés. Elle marque une étape déterminante dans la collaboration entre la ville et l’hôpital afin de construire ensemble la continuité du parcours de soins, aussi bien en intra qu’en extra-hospitalier. » - Isabelle Baldisser, Coordinatrice territoriale de la CPTS de la Bièvre « Cette réunion a été enrichissante, car elle a permis aux CPTS présentes de se rencontrer de manière informelle. Les échanges ont mis en évidence l'importance de travailler ensemble sur notre territoire, notamment avec le GHU, pour mettre en place des ressources communes et créer une dynamique collective. Cela nous permettra de structurer les parcours de nos patients, à l’image des initiatives déjà engagées avec la filière gériatrique. Le renforcement des liens entre la ville, le GHU et les CPTS est essentiel pour la coordination. »
- Julien Billiard, Responsable administratif des centres municipaux de santé de Malakoff et trésorier de la CPTS CCFMV (Clamart, Châtillon, Fontenay-aux-roses, Malakoff et Vanves)
« Cette réunion a confirmé une chose essentielle : la collaboration, c’est l’avenir. Nous avons déjà développé plusieurs partenariats avec différentes structures de l’AP-HP et cette dynamique doit se renforcer. La question de la coordination reste centrale pour optimiser davantage le lien entre les acteurs de ville et l’hôpital. Un exemple concret de réussite est notre partenariat avec le service de radiologie de l’hôpital Antoine-Béclère, mis en place en octobre dernier. L’accès facilité aux radiographies et mammographies représente un vrai plus pour le parcours de soins des femmes. C’est un gain indéniable pour les patientes, qui bénéficient d’une prise en charge plus fluide et plus efficace. »