Nouvelle filière fracture à l'hôpital Bicêtre

Mis à jour le 14/03/2025

Le service d’immuno-rhumatologie de l’hôpital Bicêtre AP-HP met en place une filière fracture pour améliorer la prise en charge de vos patients ostéoporotiques. Supervisée par le Dr Rakiba Belkhir et le Dr Cléa Bardon (assistante spécialiste partagée avec l’Institut Gustave Roussy), cette filière est accessible à tous vos patients présentant :

  • Une fracture majeure (vertèbre, extrémité supérieure du fémur, bassin, humérus, poignet, etc.) ;
  • Un risque élevé de fracture lié à un traitement (corticoïdes, hormonothérapie)
  1. Soit une consultation et dans ce cas il faudra que votre patient ait fait un bilan biologique selon l’ordonnance jointe et une ostéodensitométrie rachidienne et fémorale
  2. Soit une hospitalisation de jour (HDJ) : prise en charge complète avec organisation du bilan et initiation du traitement.

Cette organisation a pour objectif d’optimiser la prévention et la prise en charge des patients ostéoporotiques, contribuant ainsi à réduire le risque de fractures et leurs conséquences graves.L’ostéoporose est un problème de santé publique responsable d’une morbidité et d’une mortalité importante (autour de 25% dans l’année suivant une fracture de l’extrémité du fémur). Il existe actuellement au moins 3 classes thérapeutiques qui ont montré leur efficacité pour diminuer le risque de récidive de fracture de 40 à 60% après une 1ère fracture, même chez des patients très âgés.
Mais seulement 10% des patients qui devraient en bénéficier, reçoivent effectivement ces traitements.
De plus, l’ostéoporose peut être diagnostiquée avant la fracture par l’ostéodensitométrie et cela permettrait de débuter un traitement avant l’apparition de fractures.
Cet examen de dépistage doit être réalisé en cas de facteur de risque de fragilité osseuse et en cas de traitement à risque : corticothérapie prolongée, hormonothérapie des cancers du sein ou de la prostate…
Une étude récente du New England Journal of Medicine souligne l’efficacité de l’acide zolédronique chez les femmes en post-ménopause (50-60 ans), même après une seule perfusion.

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